Labyrinthes, quadrillages et compagnie!

Les jeux de logique spatiale sont indispensables et ne nécessitent pas forcement la mise en place d’ateliers de petits groupes. J’ai mis en place ces jeux les vendredi après-midi, à la place des jeux de société. Les élèves se voient alors proposer toutes sortes de jeux de logique dont des labyrinthes et des quadrillages.

Lors de la première séance, avant de partir en remédiation, j’explique très brièvement le principe de ces jeux, je montre un exemple et laisse les élèves s’amuser. Pour éviter une dépense de papier inconsidérée, je place les labyrinthes sous feuille plastique et les élèves tentent de trouver des solutions avec un feutre effaçable. Ils peuvent ainsi réaliser des essais-erreurs pour aider l’indien à retrouver son tipi par exemple.

Les quadrillages sont plus complexes et sont présentés une fois que la majorité des élèves ont compris le fonctionnement du labyrinthe. Lors de ces exercices, il est question de suivre un trajet proposé par des flèches en respectant un point de départ. Une fois la consigne comprise, les élèves s’en sortent très bien et prennent beaucoup de plaisir!

Par la suite, il faut faire progresser par niveau ces jeux. Donnez à vos élèves des labyrinthes et quadrillages plus complexes ou avec des pièges pour amener la réflexion et ne pas simplement développer des mécanismes.

Je puzzle, tu puzzles, nous…

Dans la classe, je ne fais pas à proprement parler d’apprentissage direct concernant les puzzles. J’ai fais le choix dès mes débuts en maternelle, de laisser les élèves apprendre par eux-même cette compétence.

La manipulation de puzzles développe la notion d’espace, de taille, la logique, la curiosité, l’envie et la persévérance et je souhaite donner toute ma confiance à mes élèves pour leur permettre d’accéder par eux-même à ces qualités.

Ma séquence sur les puzzle dure toute l’année avec des difficultés progressives.

Dans un premier temps, je propose à mes élèves des puzzles de fin de PS avec ou sans modèle, pour se remettre en train. Vous verrez très rapidement que certains élèves n’ont jamais fait de puzzles, ne négligez donc pas cette étape. Je leur propose alors des puzzles de 3 à 12 pièces. Ces ateliers sont complètement autonomes, nous n’intervenons pas avec l’ASEM (même si nous jetons des coups d’œil fréquents pour observer les difficultés de certains). A la fin de la séance, je vais voir qui a réussi ou non son puzzle et je garde pendant quelques minutes les élèves ayant besoin d’aide pour leur donner quelques astuces que je leur demande de tenter de mettre en pratique pour terminer leur puzzle. Les autres élèves continuent leur travail en essayant de faire d’autres puzzles présents sur la table.
Progressivement, les élèves gagnent en aisance pour réaliser leurs puzzles: les élèves qui réussissent facilement, en essaient d’autres, en demandent des plus complexes… Les élèves en difficultés continuent de se faire la main sur les puzzles qu’ils commencent à maîtriser (ce n’est pas un souci dans un premier temps, il est important qu’ils stabilisent leur démarche. Cela va les rassurer et petit à petit ils seront capables de la réinvestir).
En période 3, je leur propose des puzzles de 12 à 25 pièces avec modèle. Puis dès que les élèves se sentent prêt, ils ont la possibilité de retirer seul le modèle. Cet atelier se réalise toujours en autonomie avec à présent, une fiche de progrès que je remplis à la fin de chaque séance pour m’assurer que les élèves ne sont pas en difficultés et progressent.

En période 5, les élèves réalisent des puzzles de 25 pièces sans modèle. Je les évalue une dernière fois en fin de période en les observant chacun réaliser un puzzle différent de 25 pièces.

J’ai dans la classe des puzzles de plus de 25 pièces (jusqu’à 50) et cela m’arrive très souvent en fin d’année de leur proposer de s’y exercer. C’est souvent impressionnant de voir qu’ils réussissent à les faire sans sourciller.

Bien que mes ateliers puzzles se déroulent en autonomie, je n’abandonne pas mes élèves en difficultés et je les prends, très tôt dans l’année (dès Septembre), en remédiation pour les aider à trouver leurs propres méthodes de résolution de puzzles.

En plus des puzzles classiques, mes élèves réalisent aussi des puzzles papier. On en trouve énormément qui reprennent la première page d’un ouvrage. Je choisis donc ceux des ouvrages étudiés ou je les créé (vous prenez une image quelconque, vous tracez à la règle des traits illogiques afin de créer au moins 5 parties inégales). Une fois en possession de leur puzzle, les élèves découpent sur les traits (donc, pas en début d’année lol), mélangent leurs différentes parties de l’image et tentent de la reconstituer sur une feuille. Une fois qu’ils ont réussi, ils collent leur puzzle sur cette feuille. Au départ, je pensais que cela serait perçu comme simple par mes élèves mais ça n’a pas du tout été le cas. Ils ont été très vite en difficulté. Je vous conseille donc de les accompagner lors de la première séance sur les puzzles papier.

En GS, la suite de ce travail se fait par le biais des tangrams entre autres…

J’adoooore les algorithmes!!!

Pour commencer à travailler cette compétence permettant de structurer l’espace, les rythmes, je m’amuse avec mes élèves. Je leur raconte que c’est comme une comptine que l’on se répète sans cesse. Par exemple, si l’on doit réaliser un collier de perles, pour se souvenir de l’ordre des couleurs, on va chanter ces couleurs…

            « Vert, jaune, vert, jaune, vert, jaune,vert, ….. »           

Cela peut paraître stupide, étrange, peu applicable en classe mais la vérité c’est que c’est d’une efficacité déconcertante! N’hésitez pas à expliquer à vos élèves que les algorithmes peuvent être chantés pour être mieux réalisés. Mais, surtout rappelez leur, l’intérêt des algorithmes: placer dans l’ordre des couleurs, formes, …, afin de reproduire à l’identique un modèle dans l’espace.

Une fois la première séance lancée, avec vos élèves qui chantonnent dans leurs têtes (on voit leurs lèvres bouger, c’est assez marrant), si ils réussissent à réaliser leur algorithme, c’est presque gagné.

Par la suite, j’augmente progressivement la difficulté: je commence par un algorithme à 2 couleurs puis 4, puis je passe à un algorithme de formes, je reviens aux couleurs pour les « piéger » en mettant 2 couleurs identiques côte à côte ou 2 couleurs identiques en début et en fin de phrase (la répétition de la couleur va leur poser souci…). Pour finir, parfois en GS, je prépare des algorithmes longs, avec toutes sortes de symboles et de pièges…

couronne algorithme; algorythme+labyrinthe  (p°2); algorithmes autoevaluation (GS)

Je me sers aussi des algorithmes pour travailler les quantités. Les élèves doivent réaliser des colliers. Ils disposent pour cela de ficelles nouées en une extrémité, de perles et d’un algorithme sur papier (1 par enfant). ALGORITHME PERLES

Les élèves doivent reproduire l’algorithme jusqu’à ne plus avoir de ficelle disponible.

En GS, après une période de remise en tête rapide des méthodes pour réaliser correctement des algorithmes, je leur propose de créer leurs propres algorithmes. Ils sont souvent très très complexes et les élèves se trompent. Il faut alors demander aux élèves de réaliser des algorithmes peut-être plus simples mais corrects. Là est toute la difficulté. Ils doivent créer et compléter leurs algorithmes.

Se situer ou situer un objet dans l’espace

Séance 1 : Donner la position de la mascotte : vocabulaire  EVALUATION DIAGNOSTIQUE.1-    Au coin regroupement, à la fin des rituels matinaux, la mascotte se retrouve face à un souci ! Elle demande à être placée en dessous du banc puis, au-dessus du radiateur, devant la maitresse, derrière l’ATSEM.2-    Les élèves tentent alors de disposer la mascotte au bon endroit. Après chaque placement l’acte est commenté, vérifié afin de s’assurer que les élèves ont des pré-requis.

3-    Pour finir la séance, je leur présente des étiquettes représentant les 4 emplacements étudiés. J’utilise les étiquettes à disposition sur la maternelle de moustache à l’onglet divers puis prépositions: http://jt44.free.fr/ Enfin, je pose les étiquettes sur le tableau (grossies pour l’occasion) et je note en dessous les mots en question: DEVANT, DERRIÈRE, DESSUS, DESSOUS et si les élèves sont réceptifs, je rajoute DEDANS. Les élèves tentent de nommer les lettres et les récurrences. Pour finir, je laisse 5 élèves venir rappeler à leurs camarades les mots tout juste appris.

Séance 2 : Se positionner dans l’espace  1-    Au cours d’un parcours de motricité. Les élèves doivent évoluer et se diriger dans l’espace en suivant les directives du parcours (passer en dessous du banc…).2-     Relaxation : se placer au-dessus des tapis.

Séance 3 : Situer  et placer un objet par rapport à soi  EVALUATION FORMATIVE (en atelier).1-   Bref rappel des notions par les élèves eux-même après présentation des étiquettes utilisées en Séance 1.2-    Donner le placement d’un objet par rapport à soi. Grille d’évaluation pour vérifier les acquis des élèves. Les élèves passent chacun à leur tour:  je déplace un objet autour d’eux. Ils doivent alors dire si l’objet est devant, derrière, dessus ou dessous eux.

3-    Un fois tous les élèves passés, nous faisons un petit jeu : placer les objets par rapport à soi! Les élèves sont assis par terre, ils ont chacun un objet. Ils doivent, au signal, placer l’objet selon la sollicitation. Par exemple, lorsque je leur demande de le placer devant, ils doivent instinctivement le placer devant eux. Je reproduis l’exercice plusieurs fois, en redemandant parfois le même emplacement et en leur tendant des pièges. Les élèves sont alors très motivés et normalement, à la fin de la séance, le vocabulaire est bien installé.

Séance 4 : Situer un objet dans un espace EVALUATION SOMMATIVE (en atelier).

Travail sur fiche : les élèves doivent colorier les objets d’une couleur spécifique selon son emplacement.evaluation formative positions  evaluation formative positions 2